Le roman

Olivia est une médecin-assistante française, qui vient finir son cursus aux urgences d’un hôpital suisse.

Nicolas Ponti est le médecin-chef, froid, compétent, charismatique.

Autour d’eux ?

Une équipe, des patients, des drames, des nuits trop longues, des moments drôles ou absurdes.

Des rires et des larmes… et au milieu du chaos, beaucoup d’humanité.

Certaines scènes sont vraies. D’autres réinventées.

Mais toutes sont nées au même endroit.

Parce que le quotidien d’un service d’urgence, c’est déjà un roman.

Lire un extrait

1

Cette fois, on y est.

Plantée devant l’arrêt de bus, je regarde pensivement le haut bâtiment blanc où, si tout va bien, je passerai les six prochains mois de ma vie. Je me sens émue. Impressionnée, aussi, de me retrouver parachutée ici, dans une ville et un pays que je ne connais pas du tout.

Les choses se sont enchaînées à une telle vitesse ! J’ai du mal à me convaincre que, d’ici une heure, je ferai mes premiers pas de médecin-assistante en Suisse.

En Suisse, bon sang !

Jusqu’au mois dernier, je n’en connaissais rien de plus que les clichés habituels : Genève et son jet d’eau, le chocolat et la star de cinéma Zorah Benaïm (elle, c’est mon actrice préférée, je l’a-do-re !). Il y a aussi l’accent impossible du skieur de la pub Ovomaltine (« J’ai huit secondes pour vous dire qu’la barre Ovomaltine, c’est d’la dynamite. » Ça y est, vous l’avez ?)

 Mais je n’avais jamais mis les pieds en Suisse. Rien ne me prédestinait à y séjourner, et à y travailler encore moins. Bref, être là, franchement…

Quelle dinguerie !

Ce n’est pas tout ça, mais il commence à pleuvoir. En bonne Bretonne, je ne crains pas les averses, mais les gouttes glacées qui me tombent dans le cou me tirent de ma rêverie. Je me décide à franchir les portes automatiques de l’entrée.

Immense, le hall d’accueil de l’hôpital a de quoi intimider. Incertaine, je suis des yeux les soignants pressés, les malades en robe de chambre qui poussent leur potence à perfusion pour aller griller une cigarette sur le trottoir ou boire un café à la cafétéria qui fait face au bureau des admissions. Après quelques secondes d’hésitation, je prends mon tour dans la file.

— Cartes d’identité et d’assurance, s’il vous plaît, dit l’hôtesse d’une voix mécanique quand je me présente devant elle.

Elle n’a pas le même accent que le type de la pub Ovomaltine, Dieu soit loué. J’avoue que c’est un aspect des choses que j’appréhendais un peu (d’autant que mon frère et ma sœur ne se sont pas privés d’en faire des tonnes, en prétendant qu’il me faudrait des cours sous-titrés, les idiots !)

— Euh, non, en fait, je viens pour la réunion d’accueil des nouveaux internes. Je veux dire des assistants ! me corrigé-je devant son air d’incompréhension, en me souvenant que c’est la manière dont on appelle les médecins étudiants ici.

Elle m’indique le chemin avec amabilité, et je ne rencontre aucune difficulté pour repérer la salle de conférences, au troisième étage, devant laquelle patientent déjà une trentaine d’étudiants. Ils semblent tous bien se connaître et discutent en petits groupes auxquels je n’ose pas me mêler.

Ça n’a rien d’étonnant. Ils ont fait leurs études ensemble, ils sont d’ici, eux, contrairement à moi. Est-ce que je vais réussir à facilement m’intégrer, moi qui suis d’un naturel plutôt réservé ? J’espère que mon accent français et ma méconnaissance de ce pays, comme des subtilités de son système de santé, ne me pénaliseront pas trop.

Les portes s’ouvrent à huit heures pile (la ponctualité suisse n’est pas une légende) et nous pénétrons dans un amphi d’environ deux cents places. Retrouvant par instinct mes habitudes de bonne élève, je me dirige vers le premier rang, où une jolie brune discute avec un grand jeune homme blond.

— Bonjour. Est-ce que je peux me mettre à côté de vous ?

Ils s’interrompent net pour se tourner vers moi. Je sens mes joues s’enflammer.

— Bien sûr, installe-toi ! dit gentiment la fille. Je m’appelle Virginie. Je suis en dernière année de chirurgie.

Je lui rends son sourire, soulagée de l’avoir parfaitement comprise.

— Olivia. Mais la plupart des gens m’appellent Liv. Je suis française, ajouté-je, me sentant obligée de le préciser.

Un double éclat de rire salue ma déclaration maladroite.

— On avait cru entendre, oui, confirme son voisin qui, lui, a l’accent traînant des gens d’ici.

Pourquoi ce roman ?

Je suis médecin depuis plus de vingt ans.

J’ai longtemps exercé en médecine générale, dans un cabinet de campagne où j’étais aussi médecin pompier.

Quand ma famille et moi avons quitté la France pour la Suisse, en 2014, j’ai choisi de renouer avec mes premières amours, les urgences.

Des années à soigner des milliers de patients.

Des situations complexes, bouleversantes, cocasses, dramatiques… mais toujours profondément humaines.

J’ai longtemps dit que je n’écrirai jamais sur mon quotidien de médecin…

Mais ce roman, en réalité, ne parle pas seulement de médecine. Il parle surtout des gens.

Ceux qui viennent aux urgences parce qu’ils ont besoin d’aide. Ceux qui ont choisi d’y travailler pour la leur apporter.

C’est ce dont parle Soignant(e)s.

D’humanité.

Ce roman est pour toi si tu aimes

  • les romans immersifs et profondément humains
  • les coulisses des urgences et du monde médical
  • les personnages qui s’opposent autant qu’ils s’attirent
  • les histoires où l’humour côtoie la fatigue et l’émotion
  • les récits réalistes, tendus et incarnés
  • les dialogues vifs et les relations explosives

Tu veux visiter les coulisses ?

Dans ma Newsletter, je partage anecdotes médicales, secrets d’écriture et extraits inédits…

Des chroniques drôles et immersives pour partager mon quotidien

… et sur les réseaux sociaux, je raconte mon quotidien de médecin-écrivaine en vidéo.