Emma Paddington

Emma Paddington, les coulisses de la saga (1)

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Fantômes et compagnie…

Aimez-vous les histoires de fantômes ?

Moi, quand j’étais petite, je les adorais ! Comme beaucoup d’enfants, j’étais fascinée par le paranormal, les apparitions étranges, les phénomènes inexplicables.

A l’adolescence, je me suis délectée des romans et des nouvelles de Stephen King, dont personne, je pense, ne niera qu’il est un des maîtres du genre. « Brume » ou « Shining », par exemple, m’ont durablement marquée.

Au cinéma, « Poltergeist », « Amityville » ou, plus tard, les films de M. Night Shyamalan comme « Sixième sens » ou « le village », font aussi partie de mes références.

Un petit faible pour les revenants « made in USA »…

Vous le remarquez sans doute, ces œuvres – outre leur thème – ont un point commun : leurs auteurs comme leur action se situent aux États-Unis.

Est-ce à dire qu’il n’y a qu’en Amérique du Nord qu’on peut trouver des fantômes dignes de ce nom ? Je pense bien que non !

Cependant, lorsque l’envie d’écrire une saga fantastique a commencé à me taquiner, c’est aux États-Unis qu’elle s’est naturellement implantée.

2018

Pour les vacances d’automne, nous décidons d’aller visiter en famille la Côte Ouest des États-Unis.

Nous passons deux jours à Los Angeles, où nous découvrons, notamment, les studios de la Warner Bros et nous plongeons avec délices dans l’univers de Harry Potter.

Même si j’avais déjà visité une petite partie de ce pays-continent lors d’un voyage scolaire quand j’avais seize ans, le dépaysement et la sensation de découverte sont complets.

Après un crochet par la célèbre vallée de la mort et Las Vegas, nous continuons plein nord jusqu’à…

Bodie. Une des plus célèbres villes-fantômes des Etats-Unis.

Située dans la région désertique de la Sierra Nevada, au nord-est de la Californie, elle fait partie de ces célèbres « villes-champignons », poussées à partir de rien, pour abriter les chercheurs d’or tombés sur un bon filon. Elles étaient souvent aussi vite abandonnées quelques années après, quand la mine avait livré toutes ses richesses.

Bodie

Ce qui fait la particularité de ces « ghost towns » est justement la hâte étonnante avec laquelle les habitants les ont quittées. Souvent, la découverte d’un autre gisement aurifère déclenchait le grand départ et les gens sautaient sur leur cheval et dans leurs chariots, laissant toutes leurs possessions derrière eux, en l’état.

Bodie est totalement inhabitée depuis les années 1950, mais l’état de conservation des bâtiments est remarquable. En circulant librement entre les maisons – dont certaines sont accessibles – on découvre les restes de ces vies passées : là, une veste abandonnée sur une chaise, ici, une table encore dressée pour le repas, la vaisselle recouverte d’une épaisse couche de poussière…

Même abîmés par les années et la rudesse extrême du climat, ces souvenirs presque intacts d’existences, depuis longtemps révolues, donnent au visiteur l’impression dérangeante de violer l’intimité de ceux qui ont vécu là… Le silence extrême de ce lieu isolé, que seul troublent les sifflements constants du vent, contribuent aussi à l’atmosphère étrange, presque inquiétante…

Bodie, ville maudite ?

En se promenant dans ces rues vides, il ne faut pas beaucoup d’imagination pour penser qu’une malédiction plane sur cet endroit figé dans le passé.

Et c’est vrai ! D’après la légende, le visiteur doit se garder d’emporter quoi que ce soit hors de Bodie, ne serait-ce qu’un caillou.

Des panneaux, à l’entrée de la ville, vous mettent très sérieusement en garde à ce propos, et mentionnent les quelques cas célèbres d’imprudents voyageurs ayant bravé l’interdiction : s’ils ne sont pas rapidement morts (dans d’atroces souffrances, cela va sans dire), ils ont en tout cas fait l’objet d’une succession de malheurs trop rapprochée pour être le fruit du hasard… celle-ci s’étant miraculeusement interrompue le jour où ils se sont décidés à rapporter entre les murs de la ville-fantôme l’objet dérobé.

Je vous vois venir, et je parie que vous vous demandez si nous avons bravé la malédiction et tenté de rapporter un innocent souvenir de notre visite…

Vous rigolez ?!

Evidemment que non ! Lire ( ou écrire ! ) des histoires de fantômes me suffit, et je n’ai aucune envie de me faire hanter jusqu’à la fin des temps par un revenant mécontent !

Mais l’atmosphère particulière de cette petite ville hors du commun a certainement contribué à faire germer dans mon esprit les premières graines de l’histoire d’Emma Paddington…

… Même si je n’en avais pas tout à fait conscience à ce moment-là.

2 Responses

  1. paulette bonnand

    bonjour catherine
    très belles photos, très intéressant,je ne connaissais pas cet endroit
    bisous
    bon dimanche

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