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Marché de Noël de Romont, Retour d’expérience

J’adore Noël ! Et les marchés de Noël, c’est un concentré délicieux de tout ce qui me plaît en ces jours festifs : les décorations tout ce qu’il y a de kitch et de clignotant, les parfums de vin chaud et de marrons grillés, les chants traditionnels et la promesse de moments de joie partagés.

Quand j’ai réservé mon petit chalet pour le Marché de Romont, nous étions encore en été et en pleine canicule… mais la fin de la semaine dernière a été glaciale. Une météo rude, mais parfaite dans ce contexte !

Dès jeudi, en début d’après-midi, j’étais dans la cour de la maison Saint-Charles, un très beau bâtiment de la merveilleuse petite cité médiévale de Romont, pour installer ce qui serait ma petite maison en bois pendant 4 jours.

Il m’a fallu pas moins de 3 heures pour tout mettre en place : décorations de Noël à foison, livres soigneusement installés sur leurs présentoirs, étiquettes indiquant aux lecteurs le genre, la tranche d’âge et quelques mots de l’intrigue…

A 17h, pour l’ouverture officielle, j’étais fin prête… et déjà épuisée ! La pluie tombait dru, il faisait froid, mais quelques courageux ont tout de même bravé ces conditions pas franchement enthousiasmantes pour venir s’intéresser à ce que je proposais.

Le premier, un monsieur s’approche, l’air circonspect. Sa famille s’intéresse aux savons de ma voisine d’en face, et lui furète en les attendant. Il regarde les couvertures de loin, sur la réserve, mais je décide de l’interpeller.

— Je peux vous proposer un peu de lecture ?

Il éclate d’un rire légèrement dédaigneux.

— Oh, vous savez, moi, les livres… Je préfère les magazines.

Pourtant, le sourire qu’il m’adresse ensuite, alors qu’il fait un pas de plus en direction du stand, m’incite à poursuivre la conversation… Je commence à lui pitcher mes romans… Comme le chalet est grand et que j’ai apporté la plupart de mes titres, il y en a pour un bon moment. Le monsieur écoute, l’air intéressé en dépit de ses précédentes affirmations.

Je lui parle des Inexistants, de Benjamin… Sa femme et ses deux adolescentes le rejoignent devant le chalet au moment où je commence à lui raconter Emma. Quand je prononce les mots « manoir », « démon » et « créatures », les yeux des filles se mettent à briller. Je continue sur ma lancée, je suis pleine d’énergie, il n’y a que dix minutes que le marché a ouvert !

La jeune fille aux yeux brillants d’excitation saisit le coude de son père.

— Il me le faut ! s’exclame-t-elle avec une joie anticipée qui me fait chaud au coeur.

Le père sourit à sa fille, puis à moi.

— Je vous prends un coffret ! décide-t-il sans hésiter, avant d’ajouter à l’adresse de son épouse : Cette histoire va te plaire, à toi aussi !

Elle approuve, puis renchérit en examinant les petits Swift en crochet :

— J’adore ces porte-clefs !

Et hop, une box de Noël trouve sa place dans leur panier, à notre plus grand plaisir à tous !

Durant tout le week-end, les belles rencontres s’enchaînent. Les visiteurs sont nombreux, curieux, ouverts et gentils. C’est un plaisir d’échanger sur leurs goûts littéraires, de les conseiller au mieux pour leur proposer la lecture idéale, pour eux ou pour leurs proches.

— Vous serez présente sous beaucoup de sapins, à Noël ! me dit une dame qui doit patienter un certain temps, tant j’ai de monde au stand.

Ce sera le cas, en effet, et j’en éprouve une infinie gratitude !

Malgré le froid glacial (les températures ont atteint les – 10, et malgré mes quatre couches de vêtements, je l’ai bien senti !), les nombreuses heures passées debout (vingt-six, en 4 jours), et les mêmes mots répétés des dizaines de fois, malgré les doigts si gelés que j’avais du mal à écrire correctement pour faire les dédicaces, j’ai vraiment adoré ce marché !

Le monsieur « qui ne lisait que des magazines » et sa gentille famille avaient donné le ton !

En visiteuse, l’administratrice d’un certain musée m’a abordée, pour me proposer un éventuel partenariat… Pourquoi pas un roman dans les locaux de l’établissement, ou une histoire en lien avec les collections ? J’avoue que l’idée me plaît, et la gentillesse de la personne, qui se reconnaîtra, me donne envie de creuser ce projet… Une petite graine de plus semée dans le jardin d’écriture qui s’épanouit dans ma tête !

J’ai aussi pu lier connaissance avec quelques super artisans (et craqué pour leurs créations, évidemment) :

Maya, savonnière (le premier métier d’Emma Paddington, vous vous souvenez ? Coïncidence ? Je ne pense pas !) dont vous pouvez découvrir les créations ICI

Patricia, créatrice de déco et d’objets en macramé que vous pouvez suivre sur instagram sur @unbrincosy

Et enfin, mes chouchous, découverte coup de coeur tant sur le plan artistique qu’humain : Sylvain et Julien, urbexeurs et photographes, dont je vous encourage fortement à aller admirer le travail sur leur site ICI et sur leur compte instagram @silent_explorers A noter, à ce propos, qu’ils exposent à Lausanne du 7 au 24 décembre, au restaurant La Parada. Un seul conseil, allez-y, leurs photos sont géniales (enfin, moi j’adore, en tout cas, comme vous l’avez compris !)

En somme, un merveilleux marché de Noël, fort en émotion et dont il m’a fallu quelques jours pour me remettre !

Dès que l’édition de l’année prochaine est confirmée, c’est sûr, je m’inscris !

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4 Commentaires

  1. Bonjour Catherine,
    Merci pour le clin d’œil ! J’a peut-être une idée pour vous mettre le pied à l’étrier du musée… Mais je dois encore contrôler une donnée. Je reprendrai contact avec vous ! J’ai bientôt fini le livre « Mais Qui a tué Marc Voltenauer » puis je me réjouis de commencer Le Cas Singulier de Benjamin T !
    Je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année !
    Laurence du Musée du papier peint.

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