Emma Paddington : Extrait #1

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Tout au long de l’été et jusqu’à la parution du premier tome de ma nouvelle saga fantastique

Emma Paddington

j’ai décidé de vous offrir des extraits, des infos sur le making-off et les coulisses d’écriture, ainsi que sur la génèse de cette histoire bien différente de mes précédents romans…

De cette manière, vous pourrez faire plus ample connaissance avec mon héroïne, et j’espère qu’ainsi, l’attente sera moins longue d’ici l’automne.

(Oui, j’ai eu des plaintes 🙂 )

Si ce n’est déjà fait, n’hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux où je suis très active, afin de ne rater aucun article !

Et sans plus attendre, voici le tout premier extrait du tome 1 de la série :

Emma Paddington 1. Le manoir de Dark Road End


Il était sept heures ce matin-là quand une agréable odeur de café vint chatouiller les narines d’Emma Paddington. Encore ensommeillée, elle esquissa un demi-sourire sans ouvrir les yeux, et se tourna sur le côté pour s’enfouir un peu plus profondément dans l’épaisseur de la couette. Elle n’avait pas entendu Will se lever, mais les bruits de vaisselle comme le délicieux parfum de pain grillé qui envahissaient l’appartement ne trompaient pas : elle allait avoir droit à son petit déjeuner au lit, comme tous les matins.

Dire que la plupart de ses copines devaient faire des pieds et des mains pour que leur homme consente à passer l’aspirateur une fois de temps en temps ! Elle avait vraiment trouvé l’homme idéal ! Lorsqu’il entra dans la chambre quelques instants plus tard, portant un plateau bien garni, elle s’étira gracieusement et s’assit dans le lit, lui adressant un sourire énamouré.

— Comment va ma future épouse ? demanda Will en installant le plateau en équilibre sur ses genoux.

— Tellement comblée auprès de son futur mari qu’elle pourrait bien se faire porter pâle ! rétorqua-t-elle gaiement.

Il leva un sourcil amusé, et darda sur elle son beau regard sombre.

— Je ne pense pas que ta patronne apprécierait.

Se jetant avec appétit sur un scone beurré, Emma grimaça pour la forme. Il avait raison, bien sûr, même s’il savait bien qu’elle n’avait pas sérieusement envisagé de ne pas aller travailler. Elle avait rejoint la petite boutique d’Ann, sa meilleure amie, au tout début de l’automne. S’occuper d’une savonnerie artisanale était une activité sans grand rapport avec son diplôme de psychologue flambant neuf, mais une ligne de plus à son CV ne pourrait qu’aider à décrocher un poste plus adapté à ses compétences dès qu’Ann n’aurait plus besoin d’elle.

Emma venait de finir ses études, elle filait le parfait amour avec Will et le mariage était prévu pour l’été suivant. En guise de lune de miel, ils avaient décidé de prendre une année sabbatique pour faire le tour du monde. Au retour, il serait toujours temps de s’installer comme psychologue à son compte. Mais, pour l’heure, elle se félicitait de travailler aux côtés de sa copine chérie, au milieu de tous ces petits savons colorés qui sentaient si bon !

— Au fait, reprit Will, le facteur est passé. Tu as encore reçu une lettre de Bridgeport.

— Oh, c’est sûrement un autre courrier de cet agent immobilier, Jamie Quelque chose, répliqua Emma en haussant les épaules. Il n’a toujours pas renoncé à me convaincre de mettre la propriété de Tante Bree en vente.

— Tu devrais peut-être l’écouter, chérie. D’après les photos, cette baraque est une vraie ruine, je ne vois pas l’intérêt de la garder. Et tu ne peux pas prétendre que tu y es attachée sentimentalement alors que tu n’y es jamais allée, insista Will, l’air concerné.

Emma ne put qu’acquiescer. En apprenant, quatre mois plus tôt, qu’elle héritait de cette tante qu’elle ne connaissait même pas, elle avait été extrêmement surprise. Elle avait aussitôt téléphoné à Lisa, sa sœur aînée, pour lui demander si elle s’en souvenait. D’après celle-ci, Tante Bree était venue les voir une ou deux fois, alors qu’Emma était encore bébé. Elle avait décrit une vieille dame très antipathique, qui se plaignait sans cesse et qui sentait mauvais. Emma soupçonnait surtout sa sœur d’être blessée que leur tante ne l’ait pas mentionnée dans son testament.

— Tu sais bien qu’entre la savonnerie, les préparatifs du mariage et notre voyage à organiser, je n’ai pas une minute à moi… Je n’ai pas envie de m’embarrasser en plus de la question de cette bicoque au milieu de nulle part. Grâce à l’agence qui a accepté de superviser son entretien, je n’ai rien à faire à part remplir un chèque de temps en temps et le leur envoyer. Pour l’instant, ça me va très bien, conclut-elle avec fermeté en étendant le bras pour poser la lettre, sans l’ouvrir, sur sa table de chevet.

Will acquiesça calmement en sirotant son thé. Il n’était pas utile de lui proposer de partager le petit déjeuner. Soucieux de son apparence et de sa ligne, il ne mangeait ni graisses ni sucre, contrairement à Emma qui était terriblement gourmande. Elle ne pouvait pas résister à l’attrait d’une viennoiserie ou d’un bon cupcake. Elle aurait pourtant aimé perdre quelques kilos, mais il lui assurait qu’elle était parfaite.

L’homme idéal, il n’y avait pas à tortiller.


Ce petit extrait vous a plu ?

N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé en commentaire ! J’ai hâte de connaître vos premières impressions…

A très vite !

4 Responses

  1. Stéphanie

    Euh… Quand on parle de parution à l’automne, on est d’accord que l’automne démarre au 22 septembre, n’est-ce pas? 😋
    Plus sérieusement, amorce plus que réussie! Merci!

    • Catherine Rolland

      Oui, nous sommes d’accord… et d’accord également pour dire qu’il se poursuit jusqu’autour du 23 décembre, d’ailleurs 😉
      Merci beaucoup en tout cas !

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